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blog de lanuitparle

Un truc où j'écris

 

vous êtes ... à avoir visité

20 avril 2008 7 20 /04 /avril /2008 14:20

Première partie

 

je viens de finir la lecture des monologues du vagin,

je ne savais pas,

j'ai froid,

la femme en moi a froid, je sens le froid des femmes,

celles sur les trottoirs à l'heure qu'il est,

celles des guerres, avec lesquelles les hommes font la guerre, les hommes font la guerre avec leur bite, je ne savais pas, violer au nom de la guerre, à toutes les secondes de la journée, une femme est blessée, prostituée, violée, utilisée sous prétexte de et de et de et de "et de" puissance plusieurs milliers,

je suis entouré de souffrances silencieuses de femmes, 

mon vagin a froid et peur de l'agression des hommes, de l'éducation des hommes, de leur manque d'éducation, de ce que l'on ne nous apprend pas à nous les hommes, de l’anomie des hommes sur la question de la femme,

sur cette obligation, ce nécessaire devoir d'humanité, ce devoir de respect de la femme d'autant plus nécessaire que l'homme est physiquement plus fort, qu'il peut se servir, l'emporter sur la femme,

je prends ce que je veux,

l'homme qui ne sait pas, n'a jamais su faire la part des choses entre ses pulsions et ce qu'il est possible de partager,

 "partager", verbe du premier groupe, signifie échanger avec l'autre ce qu'il est en mesure de donner libre de toute contrainte, et bien conscient de ses droits, aussi faut-il que je donne à l'autre les moyens de ce partage, même à l'autre qui a peur de moi,

je pense à Manu qui me raconte le racket du blouson par l'un des jeunes qu'il entraînait, ce jeune qui s'est servi sur un qui a peur. Qui soutenait à Manu que l'autre le lui avait donné. Et c'était vrai mais l'autre avait peur.  

 

J'ai froid, j'aurais voulu allumer des bougies, mettre de l'encens, monter le chauffage et m’excuser au nom des hommes.

 

Alors j'imagine un éclairage différent ici, il fait très froid quand on a lu ce texte,

un texte gouffre, que je relirai, je suis changé par cette lecture, éveillé, il m’a fallu être seul, vraiment seul.

  

Et le jeune homme, qui cconstruit sa masculinité ? LA virilité, le sésame de la virilité, qui n'était pourtant pas dans ce truc-là, pas naturellement dans ce truc-là, à qui le père ne pas transmis cela, ni le rire bien gras lorsqu'on parle de conquêtes de femmes, ni la jouissance du nombre qui s'affiche au compteur,

tu ne peux pas savoir comme ce mot fout le bordel, comment les acteurs pornos foutent le bordel dans nos constructions d'adolescents, nous castrent plutôt que nous érigent, nous conditionnent, nous enferment dans un certain rapport à la femme dont il faut après prendre conscience.
Papa ne m'a pas transmis cela.

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Published by lanuitparle - dans livres
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