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blog de lanuitparle

Un truc où j'écris

 

vous êtes ... à avoir visité

18 février 2007 7 18 /02 /février /2007 16:09
18 février
Ma youb,
 
Inland Empire, j'aurais souhaité un film plus accessible sans surprise faite au spectateur, sujet à la construction du réalisateur. Genre Lady Chatterley
D'abord la facheuse impression qu'il me manque des codes et des clés pour comprendre. J'entends par "code" une culture cinématographique et une connaissance de l'oeuvre qui m'auraient permis de retrouver "du déjà vu". Puis des clés mais là je savais qu'elles me seraient livrées au fil du film.
Une fois accepté que le récit ne soit pas construit linéairement, (après deux heures de temps quand même) je distingue plusieurs niveaux de récit, celui principal qui raconte l'histoire de deux acteurs commençant le tournage d'un film.
 
Le film raconte l'histoire (un conte polonais) de deux personnages, un homme une femme (Laura Dern), tombant amoureux et s'exposant à des risques importants liés à la jalousie de l'époux de la femme extrêmement violent et qui tuera sa femme, c'est lui qui nous le dit si jamais elle rompt l'engagement pris à travers les voeux du mariage. Le deuxième récit est donc celui du conte. Qui va raconter une histoire avec des personnages pouvant parler polonais. Mais pas seulement bien entendu.
 
Ce n'est pas la première fois que l'on tente de tourner le film de ce conte (son nom 47) mais l'on apprend (rumeur ou fait) que les deux acteurs sont morts au cours du tournage. Une malédiction pèse sur ce film. Et là c'est foutu, plus rien ne sera mis, en tout cas pour moi et ce jusqu'à la fin, sur le compte de la psychologie de Nikki. Mais bien d'une réalité qui opère.
 
Parce que c'est la malédiction.  
 
Jusque là tout va bien, on peut imaginer que les personnages du premier niveau rencontrent eux-mêmes la situation qu'ils jouent et sont à leur tour exposés à l'amour et donc au risque et à la jalousie du mari que l'on entrevoit à quelques reprises dans le récit. 
 
Bien entendu les niveaux se confondent et l'on ne sait plus très bien où se situent les personnages dont on parle. On ne sait pas si tout cela est intérieur, lié à la psychologie de Nikki ou si toutes ces scènes se produisent bien réellement. L'acteur tombe-t-il réellement amoureux de Nikki? Ca oui sûrement. La scène du meurtre de Nikki que je pensais bien réelle est présentée comme une scène du film mais l'on voit la difficulté qu'a Nikki à en revenir. Et elle y a été tuée par la femme de l'acteur et non par celle du personnage avec lequel elle joue le rôle.
 
Ah oui en plus il faut ajouter ce moment où le téléphone sonne "Jacques, Chuchotements, c'est Zineb, tu es sortie ?". Et où l'on se met à penser qu'il faut beau, que le soleil baigne la place Camille Julian. Forcément beau, chaud aussi sans doute se dit-on, une évidence qui adoucit cette tension dans la poitrine. Une envie d'y aller.  Et que le dilemne est là, Zineb ou Lynch. Son sourire ou le jeu du réalisateur.   
 
Je pense aujourd'hui que le film se joue à trois niveaux et que le troisième niveau est celui de la psychologie de Nikki, que la visite qu'elle reçoit de sa voisine en début de film et l'annonce de la malédiction vont l'amener dans un état profond de confusion. Et que le presque seul récit auquel on est accès tout compte fait tout au long du film est le sien. Et que cette situation l'a mise en danger. Jusqu'à imaginer les lapins-rire dans ce salon qui eux crois-je sont issus du conte polonais. D'où pourraient-ils venir sinon ?
 
Bon bref, j'ai été très mal à l'aise à plusieurs reprises, j'ai senti des tensions très fortes dans la poitrine, des angoisses. Et ne cesse d'y penser depuis. Sans me prendre la tête de comprendre davantage.      
 
  
Inland Empire

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Published by lanuitparle - dans cinéma
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