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blog de lanuitparle

Un truc où j'écris

 

vous êtes ... à avoir visité

30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 12:03
Dans le quartier de l'Agdal hier. C'est le quartier chic de Rabat, j'y suis parce que l'école de M se trouve dans ce quartier. Ce métier de cireur de chaussures m'a tout de suite frappé lorsque je suis arrivé ici, comme celui de barbier au Portugal. Sans doute, à cause de la symbolique, "un homme qui se met aux pieds d'un autre pour lui cirer les pompes". Alors quoi en penser ? Je me fais ou non cirer les chaussures ? Je le fais, sans considérer bien entendu que la place de chacun est naturelle. Ce type gagne sa vie en cirant des chaussures.
Quelle perspective a-t-il ?
Peut-il en bouger de cette place-là ? Qu'en dit-il ?
Et si lui ne le peut pas, ses enfants le pourront-ils ? Vont-ils à l'école, sachant que l'école n'est pas obligatoire et qu'elle est payante.  
Les cireurs de chaussures sont mobiles, certains parcourent la ville avec leur petite boîte en bois à 2 volets latéraux, dans laquelle ils transportent cirage, chiffons et brosses. Ils abordent le client dans la rue ou à la terrasse des cafés en montrant leurs chaussures avec la brosse qu'ils tiennent à la main. Leur regard signifie "alors, tu es intéressé ?" 
Le client pose son pied sur la boîte sur une partie surélevée prévue pour cela et qui ne gêne pas l'ouverture des 2 volets. L'homme protège d'abord les chaussettes en insérant des morceaux de carton entre la chaussure et la chaussette, puis enduit de cirage.
Quand il a fini d'enduire une chaussure, il tape sur sa boîte. Alors, on pose l'autre pied. J'avais vu ce geste au hammam pendant le massage.
La brosse virevolte, un côté pour enduire, l'autre pour brosser, puis le chiffon. L'homme travaille vite, évidemment. Ca coûte 5 dirhams (50 cts d'euro). Ce sont souvent des hommes assez âgés qui exercent cette activité.

IMG 1945
Je remarque la tenue de l'homme. Il est en costume et porte une chemise sous son pull. Comme cet homme vu sur le bord de la route il y a quelques mois dans l'Atlas à qui on avait acheté des pommes. "De mon pommier" avait-il dit nous proposant de le suivre pour aller voir. L'homme pauvre, tant qu'il le peut sait rester digne.
 

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Published by lanuitparle - dans le Maroc au quotidien
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