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blog de lanuitparle

Un truc où j'écris

 

vous êtes ... à avoir visité

1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 13:50

C'est le nom des habitants. Moi ça me fait penser aux jeux d'Intervilles et à Guy Lux. (me demande si Guy Lux, c'était son vrai nom. Quelle drôle d'idée que de faire son nom avec un nom latin. Pardon de m'égarer mais faut que j'en finisse avec Guy Lux, c'est le propre de Guy Lux, dès qu'on y pense, on ne peut pas s'arrêter. Vade retro Guy que je raconte Auroville.)

Un accueil est proposé chaque semaine aux visiteurs par des aurovilliens francophones et c'est le mardi et ça tombe bien parce qu'on est mardi. Et que la mardi, c'est le jour du poisson. Non pardon, là je m'égare. Plus de 30% des aurovilliens sont français. Sans doute la raison de l'accueil.

Un signe donc que ce mardi. L'occasion de nous renseigner et de les voir en vrai, peut-être même de les toucher, je n'ai pas envie de rester, me demande ce qu'on fait là, encore là. 
 
On y est, il est 18 heures. Nous, les français venus rien que pour ça, on y est. Le rendez-vous a lieu à la terrasse de la cuisine solaire. Je ne vois ni cuisine, ni panneaux solaires. Ca ressemble plutôt à une café avec un réfectoire en dessous. La terrasse est bien agréable, des groupes se marrent à côté de nous, un couple d'amoureux se bécote discrètement. Une femme médite à l'écart mais là encore le lieu s'y prête. C'est comme ailleurs quoi, puisqu'Auroville est construite dans une jungle douce. C'est dans cette jungle que j'ai vu mon premier banian.

Voici le résumé de l'entretien. Les types arrivent du ciel dans une soucoupe volante, un peu comme dans la soupe aux choux. Les hommes ont des barbes, enfin l'homme a une barbe, vu qu'il n'y en a qu'un. Et les femmes ressemblent à des terriennes. Ils parlent la même langue que nous, s'habillent pareil, portent des sandales et n'ont pas du tout l'air évaporé. Déception. Moi qui m'attendais à entendre un langage éclairé, plein de gourouïsme, c'est raté. Aucune injonction, ni invitation, aucun propos teinté de séduction non plus, genre "c'est mieux chez nous". Je comprends que je ne suis pas au zoo, et me sens un peu morveux de l'avoir un peu cru.

On explique pourquoi on est là et l'impression que l'on a eue à la première visite d'un Auroville qui se laisse désirer, dont il est difficile de voir la cohérence. Les seules visites possibles sont celles du Matrimandir, après plusieurs jours d'attente, et les boutiques du Tourist Center. Rien que le nom donne envie de fuir. Pour en savoir plus, il faut se laisser perdre dans les villages tamouls. Les 4 personnes présentes justifient qu'il leur est difficile de répondre à toutes les sollicitations des touristes et qu'il leur est nécessaire de se protéger, que c'est déjà bien beau qu'elles soient là. Et c'est vrai alors on écoute. 

Le débat est posé, aucune question évincée. 

Certains d'entre eux sont là depuis plus de 20 ans. Oui, chacun travaille pour la communauté, plutôt le matin, en échange de son hébergement, de sa nourriture et d'un modeste salaire (mais trop modeste pour voyager par exemple). Les après-midis sont plutôt consacrées aux actions bénévoles (coups de main dans les écoles) ou aux activités spirituelles telles que la méditation. A nouveau, aucune injonction collective. C'est rassurant.
Comme si le lieu faisait prévaloir le sentiment collectif sur les velléités d'enrichissement personnel. Je pense immédiatement à ce politologue de Montpellier qui nous disait que tous les hommes étaient mûs par trois projets ; l'accession au pouvoir, sa conservation et son extension.
Ananda explique qu'ici les hommes sont plutôt au clair avec cette question. Mais qu'il n'érige pas Auroville en modèle universel. "Mais que pouvons-nous faire d'autres pour continuer de vivre sur cette planète dit-il quand même ? Est ce que l'on n'a pas à faire attention à notre empreinte écologique, à contribuer à l'éveil des consciences en dehors de toute religion, en prenant soin de chacun autant que faire se peut et en contribuant, même modestement à l'amélioration des conditions de vie des plus démunis." 

Le propos est séduisant et ce que nous avons vu dans les 2 écoles visitées l'illustre de façon cohérence. Des écoles pensées à la Summerhill (Neill) ou le bilinguisme tamoul-anglais est mis en place dès les premières années, où les après-midi sont réservées aux activités d'éveil et où l'adulte a sa place bénévolement à côté de l'enfant pour s'inscrire dans le projet de l'école. Je parle de l'adulte qui vient donner de son temps et non de l'enseignant. On y a croisé une photographe new yorkaise qui pleurait de laisser les enfants après avoir passé 2 mois à la mise en place d'un projet d'arts plastiques. Autre image qui me reste, cette maîtresse qui corrigeait les cahiers à l'ombre d'un grand arbre.  

Comment se prennent les décisions ? La question m'intéresse d'autant plus que la commune de Bègles (à côté de Bordeaux) où je travaille a ouvert un centre social et culturel participatif où un conseil d'usagers fait office de conseil de maison et décide des projets à mettre en place.
 
Ici, c'est une assemblée qui veille à cela, une assemblée générale à laquelle peuvent participer tous les aurovilliens, donc ça met des heures, des jours parfois. Parce que toutes les décisions sont prises à l'unanimité et ce temps est nécessaire poursuit Ananda à l'adhésion de chacun. Ces temps d'échanges sont aussi des temps de construction de la bonne décision. C'est lui qui parle. Ainsi, la décision est collective même si elle prend plus longtemps qu'ailleurs. On comprend que parler cisèle, amène à une décision plus pertinente. Même si parfois, on arrive à un résultat assez éloigné de celui escompté dès le départ par celui qui proposait. Le groupe plus pertinent que l'individu. J'avais vu cela au centre social.    
 
Oui, il  y a bien de l'argent qui circule à Auroville pour s'acheter les vêtements par exemple et "parce que tous n'ont pas les mêmes besoins". Ainsi, on est dans une communauté et non dans un collectivisme. Et cela aussi, ça rassure. Il ne semble pas y avoir de moyenage (qui ferait moyenne) qui frustrerait les uns et satisferait les autres. Ananda explique que certains aurovilliens ont des entreprises, que ces entreprises emploient en priorité les tamouls, et que la communauté ne peut avoir de visibilité sur le salaire de chacun. 

On parle d'écologie et de développement durable mais le terme vient de nous. Ananda explique combien il est important pour la communauté de respecter l'environnement dans lequel elle vit et de contribuer au développement des villages tamouls environnants. Tout y est biologique et la production et la commercialisation ne sont pas l'occasion pour quelques uns de s'enrichir mais de faire vivre le plus grand nombre.

Travail et spiritualité semblent être deux notions fortes. D'autant plus que la spiritualité n'est jamais nommée par les personnes présentes. Une femme, arrivée depuis 1 an, explique qu'elle a fait le choix de vivre ici pour être en cohérence avec ses valeurs et ses aspirations. Elle raconte qu'elle est bien là.

Drôle de sentiment que nous laisse ce lieu que nous quittons pour la seconde fois juste avant la nuit. Et combien est difficile le fait d'en dire quelque chose tant chaque chose et son contraire pourraient s'y appliquer. Bien sûr, on a eu à faire là à une narration, une belle narration, une herméneutique. Ces habitants pouvaient-ils nous dire autre chose que ça marche ? Non bien sûr.
Bref, on rentre, la femme d'Ananda, préconise en japonais la prudence sur la route du retour. On reprend le scooter, serpente dans la forêt, retrouve la route qui longe la golfe du bengale. 

Pas sûrs qu'on en ait fini avec  Auroville.  
  
 

  
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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 09:49
Départ à 8 heures, pour un premier rendez-vous au Tourist Center d'Auroville, un nouveau film (c'est le second) sur le Matrimandir et la démarche de la mère. 1 heure se passe avant qu'on entre vraiment dans le Matrimandir. 
Un long speech en plein soleil précède l'entrée (rien de bien nouveau).

Le matrimandir, c'est le coeur et le symbole d'Auroville. Les espaces sont aménagés et construits autour de ce lieu, c'est comme un vaste jardin d'une trentaine d'hectares, très bien entretenu par les Aurovilliens eux-mêmes, (on les voit travailler) au milieu duquel se dresse cette sphère. 

Si l'on n'est pas intéressé par la question spirituelle, on peut s'étonner de ce lieu. Là personne ne rit, tous sommes venus pour méditer. J'avais découvert la méditation en Thaïlande et me réjouis de cette chance de méditer dans un lieu dédié et de le faire en compagnie de personnes que je ne connais pas. 

Enfin, on s'approche de la sphère. Alors qu'elle s'élève à plusieurs dizaines de mètres, il faut descendre pour y pénétrer, on y entre par la base, et la base semble tremper dans l'eau, une petite rivière coule à ses pieds. Des hommes et femmes méditent là, à l'ombre. L'ambiance est sereine, personne ne se marre, mais certains discutent à voix basse. C'est l'une des différences dans la pratique entre la méditation et le culte religieux. 
Inutile de croire pour méditer. On laisse nos chaussures, on entre, l'ambiance est climatisée, tout est en blanc, on s'assied quelques secondes sur des moquettes de couleur blanche pour mettre des chaussettes de couleur blance. 

Et l'on s'élève, on marche sur une passerelle construite à flanc de boule et on monte pendant plusieurs minutes. 
Personne ne parle plus, chacun se prépare, on ne restera que 15 minutes à l'intérieur de la salle de méditation.
Plus l'on s'élève et plus l'on prend le truc au sérieux. 
Quoi qu'on en pense, quelqu'un a conçu ce lieu comme un lieu de paix, une passerelle entre les hommes. Et des hommes et des femmes qui ne se comprennent pas viennent méditer ici au delà leurs différences culturelles. Et ce depuis les quatre coins du monde.

Et tout cela se respecte. On entre maintenant dans la salle de méditation, elle est blanche comme le reste, baignée d'une lumière naturelle assez douce qui plonge du plafond, un trou dans le dôme laisse filtrer un rai de lumière qui transperce un cristal coimme un ballon de foot. 

Des coussins sont disposés tout autour, la salle est immense alors que nous sommes une trentaine. Toutes les places sont prises mais le peu de monde permet d'être à son aise. On s'installe, plus rien n'est dit par quiconque et la médiation de chacun peut commencer. 
...
...
20 minutes après, on en revient, on écarquille les yeux au signal de la petite lumière que l'on vient d'allumer. On se relève doucement. On est calme, plus que calme. Et l'on entame le chemin du retour, on descend, les gens sont lumineux, personne ne ne se parle, trop tôt. Chacun garde pour soi ce qu'il vient de vivre. Et pourtant, tous viennent de vivre la même chose, un moment hors du temps et partagé. C'est le cas de M., le cas des 2 australiens, tous rayonnent, comme après un bon repos.  
       
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27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 16:03
écrit après notre retour.

 

Un bollywood, un bollywood, un bollywood, c’est nous qui scandons tellement on a envie d’en voir un. Surtout après vu la vidéo juste avant notre départ. Ilias explique qu’il y a des Bollywood et des Collywood, les premiers sont produits à Bombay, jusque là on suit, les second à Chenai. D’où le « c ». va pour un Collywood alors. On apprendra par la suite que l’industrie du cinéma en Inde a dépassé celle des studios d’Hollywood.
Je ne peux pas m’empêcher de penser aux studios de Cinéma de Ourazazate (Maroc), visités en novembre dernier, non entretenus et qui tombent en charpie à la moindre pluie. Un guide nosu avait fait la visite en en chialant presque.
 

On ne trouve pas du premier coup le cinéma, mais là on est habitué, là on est en vélo, on cherche et on finit par trouver un premier ciné avec des mecs louches à l’entrée. Louches comme des videurs. Y’a pas de spectateur, juste ces types louches qui nous regardent d’un drôle d’œil. On explique ce qu’on est venus faire.
Les types se marrent, nous disent qu’ils n’ont pas de ça ici et nous foutent dehors. A croire qu'on était dans un cinéma porno.
Bref, (j'aime bien ces "brefs" qui balancent d'un moment à l'autre, comme ces "ploufs", ces "hops"). Donc bref, on dégage et on se rend à l'autre.
Et là c'est la cohue, plusieurs centaines de scooters garés dans la cour et de jeunes qui attendent. On est au bon endroit mais y'a rien pour nous, faudra revenir à 18 heures pour un film à 20 heures, nous est-il conseillé. Les files d'attente sont interminables.
Et patati, patata, on revient à l'heure convenue. On se fait virer de la première salle, après s'être fait virer de la file d'attente. On s'était enquillés dans une file parce que les spectateurs se marraient d'avance du truc qu'ils allaient voir.
Et tout ça parce qu'on n'avait pas les bons tickets. Mais comment savoir ce qu'on va voir quand le film ets en tamoul (sur les affiches), que personne ne parle l'anglais ? Hien comment ? 
Qu'importe, je vais à l'essentiel et vous dis comment c'est dans une salle de cinéma en Inde. 
 
Et ben, c'est le bordel ! Ca hurle quand l'héroïne arrive à l'écran, et on a le temps de hurler parce que cette même héroïne tombe amoureuse à la minute même où elle entre en scènes et que tout est montré au ralenti, ça fait "bling" (vraiment bling) quand elle sourit.
Elle a les dents éclatantes lorsqu'elle sourit. Et ça s'éternise. Donc, ça crie, ça s'interpelle en tamoul, ça répond au portable et ça commente à voix haute, et de préférence à voix très haute. On se régale, le spectacle est dans la salle plus que sur l'écran et sur l'écran, c'est bien.
 
 
  

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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 15:01
Je n arrive plus a ecrire l Inde et a la vivre. C est l un ou l autre. Comme si tout concourrait a m en empecher.
     La pleine lune sur le golfe de Bengale la nuit derniere,
     le marche dans gandhi street hier, les dans la rue, déjà que j'aime en France, là tout me surprend,  
     la bicoque dans laquelle nous dinons, on y revient régulièrement, on mange à l'intérieur alors que la cuisine se fait dans la rue,  
     le temple aujourd hui a une centaine de kilometres dans lequel un brahmane nous benit et nous explique en quelques mots quelle posture adopter, (mains jointes, l encens sur le front, la ferveur qui nous surprend)
     le taxi pour s y rendre, on compte le nombre de coups de klaxons en 1 minute,
     les villages traverses, les champs de riz, les eglises,
     les vaches, le veau qui tete sa mere dans la rue,
     les villages de pecheur et les crevettes qui sechent au soleil,
     le scooter dans les rues et sur les routes de Pondicherry,
     les saris portes par les femmes, meme dans les rizieres,
     les gosses en uniforme a la sortie de l ecole, le couple d australiens avec lesquel nous avons passe la journee et passerons celle de demain pour un moment de meditation a Auroville et la rencontre nous l'esperons de membres de la communaute francophone, 
     la responsable de l asso qui apprend aux indiens a confectionner des produits que les occidentaux acheteront,
     l elephant qui a un prenom de filles et qui nous benit en posant sa trompe sur nos fronts,
     Florine rencontree a la guest house que la covoyageuse a abandonne une semaine avant de prendre l avion et avec qui nous nous rendrons a l aeroport mercredi soir, 
     Sylvie,la danseuse venue passer un an avec sa petite fille pour apprendre le barhata et qui vient de partir en bus puis train puis bus au Nepal,  
     jusqu au militaire francais rencontre hier venu en Inde pour y retrouver une petite cousine qu il a retrouvee et qui dirige en France un Etablissement Public pour jeunes en manque de reperes et qui dit tout de go que c est la qu il veut vivre sa vraie retraite, la en Inde. Ce que nousdit aussi un couple de jeunes francais. 
     A cause du cinema aussi ou les gens crient, crient vraiment, quand l heroine est a l ecran. Je goute tout et tout est bon.            
     Tout ca pour dire que le blog est en vacances.
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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 16:07

Auroville, jour 5, jeudi


auroville-ecole-en-plein-air.JPG 

On s’y est pris à 2 fois pour découvrir Auroville.

 

La première fois, on n’a pas arrêté de faire des allers-retours sur la même route, et vlà ti pas que je passe dans un sens, vroum-vroum (parce qu’on a choisi le scooter malgré les découragements de Ilias), puis dans l’autre et encore par ci puis par là.

Exemple de dialogues entendus ce jour-là sur un scooter francophone.

- Euhh, on serait  pas déjà passé par là, par hasard ?

- Si si mon amour, 2 fois même.

- Ah bon

On a les cheveux au vent, enfin pour moi, plutôt le front, en plein cagnard. Et on cherche. 7 kms vers le nord nous dit un type, vroum vroum, ça y est on y est, y’a bien un type qui va nous dire que c’est juste là. Hello Mister, we are looking after Auroville, le Matrimandir. Looking for m'entends je glisser a l'oreille. Le type sait, il se réjouit et nous aussi. Enfin seulement jusqu’à ce qu’il nous dise que c’est à 6 kms au sud. Alors on reprend la route, on n’a pas le choix. Et on tourne à droite dans la forêt, on prend la piste qui va tout droit, comme le petit poucet mais le jour où il n’a pas pu ramasser les petits cailloux, et on se perd. Pas de matrimandir, des femmes qui se marrent et qui indiquent qu il faut aller par la, un homme a cote dit que non c est par la qu il faut aller. Par la, c est l oppose. Alors on va par la en se marrant. On va bien y arriver. 
On traverse un village tamoul, fait de huttes, l’endroit improbable pour demander notre route, on le fait pourtant. Et un homme nous répond dans un anglais très correct qu’il suffit de rejoindre la route principale (celle qu’on connaît par cœur), de reprendre la direction de Pondi et ce sera à droite juste avant le grand pylone. Et que ca n est qu a 1 kilometre.

Et ça marche, on est à Auroville, on le sait dès que l’on est sur la route qui serpente dans la forêt.

On le sait : petit 1 parce que la route est agréable, aucun dechet, petit 2, parce qu’on croise des hommes et des femmes en scooter à tout bout de champ, dans des tenues très hippies et petit 3, parce que les pistes qui partent vers la droite et la gauche de cette route mènent à des communautés dont les noms évoquent des utopies révolues à l’époque de Sarkozy (et avant même), gratitude, recueillement, courage, acceptance, simplicity, new lands, light, recueillement, certitude, creativity, luminosity, new creation, two banians et j’en passe bien sûr. Ils expriment bien l’utopie initiale de Sri Aubindo et de cette femme appelée la mère, (ici on dit Mere tant elle semble veneree), selon laquelle les hommes peuvent vivre en paix, selon des principes communautaires écologiques et participatifs, dans un lieu ou l’éducation et l’éveil de chacun occupent une place centrale et non le profit, le confort et le pouvoir. Le tout dans une communauté qui ne soit pas en rupture avec son environnement géographique, politique et économique.   

 

1er jour à Auroville donc, on visite une petite école, tous les enfants sont tamouls, les cours ont lieu sous des préaux, tout est ouvert, une maîtresse corrige ses copies à l’ombre d’un arbre, les gamins ânonnent en tamoul et en anglais. Puis on file au Tourist center à la fois pour glaner des renseignements sur le comment-qu’on fait-pour méditer dans le Matrimandir et c’est-qui-pourrait-nous-parler des principes communautaires et de la pertinence de leur mise en œuvre. On relève des numéros de téléphone, achète le plan d’Auroville, s'emplit les narines des encens en vente pour trois fois rien et s’empresse de rentrer juste avant la nuit, on rejoint la route principale, après c’est tout droit sur 8 kms. (écrit à partir des notes prise ce jour là)
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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 12:42

vache-devant-l-ecole.JPG

On est a Pondicherry maintenant, nous avons quitte Chennai en bus (dire tchenne avec un accent aigu). Le clavier asiatique n autorise pas les accents, ni les apostrophes.
Hotel le tourist home juste en face la gare d egmore, meme confort qe la veille mais deux fois moins cher, 594 roupies la nuit, moins de 10 euros pour nous deux. Et les pales d'un gros ventilateur qui tournent. Une adresse a conserver.
Puis bus jusqu a pondi, un bus deglingue avec une television qui marche a fond, je demande au controleur de baisser, il fait oui et s assied. Ca doit vouloir non. Alors ca continue a fond. Et la clim. 3h30 de trajet, pause de 20 minutes pour faire pipi et manger, a peine assis que deja un homme nous sert, ca coute 50 roupies (moins d 1 euro). C est une gargotte de campagne avec les toilettes dans le jardin. On mange sur une feuille de palmier a meme la table,  avec les doigts, c est a base de riz, alors on essaie de faire des boulettes que l on trempe dans quelques sauces d accompagnement. Le riz et les épices semblent etre la base de l'alimentation. C est ce qu on nous sert dans les petits restaus. Dans la journee bien sur mais aux petits dejeuners aussi. La, ca passe moyen.
 
Les "petits restaus", une precision s impose. Leurs couts sont modiques, alors tout le monde y mange. Comme au Maroc. Le restau n est pas ici un produit de luxe, il est l endroit ou se restaure chacun, tel l ouvrier du chantier voisin. L intouchable lui, mange debout dans la rue, de ce qu'on lui donne. Beaucoup de mendicite, l'intouchable n accede pas a l emploi. C est pourtant ecrit dans la constitution indienne "plus de discrimination a l'emploi en fonction de son appartenance sociale" mais l usage resiste a la loi. L intouchable ne travaille pas et n est autorise qu a se nourrir des dechets des autres castes.  

Les restaus sont souvent des endroits de quelques metres carres, 2,5 m de large sur 4 m de long. Parfois plus petits et sous une tole ondule. Le mobilier y est toujours defonce mais les lieux semblent propres. 
A nouveau, un sentiment deja percu au Maroc, celui que la modestie concede a nos conforts occidentaux mais pas a la proprete. 

L homme nous a demande ce qu on voulait manger mais comme on ne lit pas le tamoul sur le menu qu'il nous a tendu et qu il ne comprend pas l anglais, on dit oui a un truc qu il propose.

Vite, vite, manger un peu, le bus repart. Ces temps de trajet sont pour nous des temps de recuperation. impossible de resister a l envie de dormir. C est la aussi qu on voit combien on est fatigues. Combien de temps pour s'acclimater ?
 
Pondy, gare routiere, un rickshaw conduit par un gosse d une quizaine d annees et on arrive a la guest house. le gosse sourit, il s est arrete demander deux fois son chemin, on devait etre sa premiere course.
Une rue calme, des maisons colorees, des hommes et femmes qui restaurent les vieilles batisses, les femmes portent sur la tete le sable, le ciment. On ne remarque pas de differences dans le traitement des femmes et des hommes. Pas face aux labeurs en tout cas. Des enfants qui jouent. Incroyable sentiment de douceur. Autant Chennai nous a paru invivable avec les enfants, autant Pondi semble s y preter. Ca nous sera confirme le lendemain lorsqu on dejeune avec Florent, un expatrie avec 3 enfants. Ils ne sont arrives qu il y a deux ans et deja les enfants sont bilingues, a 4, 7 et 9 ans.
L un des enfants plaisante meme en tamoul avec un serveur. Ca interroge cela, ces gosses bilingues ou trilingues, qui apprennent sans difficulte une deuxieme langue. Ca interroge et conforte avec l experience faite a Rabat de ces enfants parfaitement bilingues aussi, en francais et en arabe et dont aucun des parents ne parle le francais. Tout cela grace a l enseignement bilingue qu ils recoivent dans les ecoles privees. 
      
Douceur confirme par la decouverte de la guest house, une chambre avec douche a l italienne, un accueil somptueux. 
Petite maison dans le quartier musulman, avec terrasse. A cote de la mosquee, ca tombe bien, ca fait 5 jours que M, tout juste arrivee de Rabat n a pas entendu le chant du muezzin. Et comme ca fait 4 ans qu elle y goute tous les jours...
Le couple qui nous recoit est indien et a vecu 30 ans en France. Un mariage arrange dont ils mettent en avant les merites, rejoignant en cela ce qu en dit Boris Cyrulnik qui demande si les notres, nos mariages d amour, valent mieux ques ces mariages arranges lorsque l on comprend ce qui pousse 2 etres a s unir. Cyrulnik developpe sur les nevroses de chacun.     

Ilias, l hote, nous presente la ville, les choses a voir, gribouille sur un plan, la maison est fraiche alors qu il fait 35 c dehors. 70 000 habitants, quelques kms2 seulement. 
Le plan est couvert de choses a faire.
On sait maintenant ou se trouvent le temple de ganesh, c est l elephant, la boulangerie, le marche, la plage, Auroville. On sait aussi le prix des rickshaws. La ville qu il nous presente mele religions, traditions et modernites, communautes, occident et orient.    
Pondy est une ville a part, explique t il, on y trouve un systeme d action sociale pour aider les plus demunis, tout le monde mange a sa faim. Et c est vrai que la ville tranche avec ce que l on a vu a Chennai. Toutes les personnes rencontrees, le directeur de l ecole francaise, la danseuse, la proprietaire de la guest house, la ceramiste vanteront la douceur de vivre. Lorsqu on s etonne des velos et scooters qui restent la nuit dans la rue, notre hote reprond qu il n y a pas de vol a Pondi. Est ce a voir avec les castes ? Les pauvres auraient ils tellement integre leur condition qu ils ne s autoriseraient pas le vol. Considerent ils normales ces conditions ?  
       
 noddle1.JPG

 
 

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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 14:16

1h30 du matin a l hotel. Non on n a pas checke la chambre, heureusement y en a une.
Enfin on l a reservee mais ailleurs alors on dort la. Courte nuit de sommeil apres douche froide, inutile de se doucher chaud, sous le ventilateur bruyant. 
1er dilemne, soit on ne dort pas parce qu on a trop chaud, soit parce que le ventilateur fait trop de bruit. On choisit le bruit du ventilateur. Incroyable comme ce truc raffraichit l air.
Lever tot vers 6 heures, impossible d aller plus loin avec le bruit de la rue, et puis il est 10h30 en France, le corps le sait qui demande a se lever malgre le peu de sommeil, 3 heures peut-etre, le niveau sonore est tres eleve ici, celui des klaxons et de la circulation surtout.
Par la fenetre de l hotel, l Inde se devoile un peu plus, d abord l apprehender par cette lucarne. Je contemple longtemps.
Je prends deux photos et j enregistre mentalement, il m est difficile de prendre des photos a l insu des personnes, je vois des hommes pieds nus, des collegiennes en uniforme bleu marine, une boutique toute petite, j apprendrai plus tard que c est une pharmacie, le type nous proposera des antibiotiques pour eviter tout risque d infection urinaire,
comme si la pharmacie etait un commerce comme un autre parce qu evidemment, on n a pas d'ordonnance.  
Plus loin une femme assise sur le trottoir qui vend des popodums (pain). Et les rickshaws vert et jaune, rue paisible en fait. M essaie de gagner encore quelques minutes d un mauvais sommeil,
Je sors comme un malade qui releve de convalescence, je decouvre la ville petit bout par petit bout. Le premier bout, c est le bout de la rue, je cherche des plaques sur les murs qui indiqueraient ou l on est. Pas de plaque donc pas de repere encore. Puis je reviens a l hotel comme si le fait d etre en Inde pouvait deplacer les batiments.
Je grignotte de la ville, rentre et grignotte un peu plus jusqu a ce que le tout forme un ensemble. 
L hotel est toujours la, j y reviens avant de m aventurer davantage.
La meme prudence que la veille. M me rejoint, il est 8 ou 9 heures, nous retournons au meme bout de rue et on y va, comme on se lance a l eau, la gare d Egmore (Egmore station) nous attire, on y rentre, des familles qui cuisinent, une femme qui fait la vaisselle, des policiers mais tres peu, des hommes qui se lavent tout en pudeur aux points d eau publics (visage, mains, le ventre sous la chemise).



Les hommes portent deux types de vetements, occidentaux (pantalon, chemise) ou sont habilles d'une espece de jupe, enfilee comme un fourreau et nouee sur la taille, la meme jupe est longue quand il fait froid et plus courte parce que relevee quand il fait chaud, (environ 35 degres aujourd hui d une chaleur humide).
Paradoxalement, la gare est plus calme que la rue, propre, fraiche, les gens s y deplacent peu, le depart des trains ne cree pas d agitation particuliere, ils partent portes et fenetres ouvertes, des gens se montrent aux portes des wagons, d autres traversent les voies.
L Inde nous montre dabord d autres facons de faire, portes ouvertes, bus pleins avec des gens suspendus aux portes que d autres empechent de tomber. Ces choses seraient impossibles en France. Impossible de me determiner, est ce mieux ou pire que ce que nous vivons ? Pas sur du mieux en tout cas, s engage entre nous une reflexion sur la securite, combien au nom de la securite nos conduites nous sont-elles dictées en France ? Fais pas ci, fais pas ca et si tu fais ca, je te verbalise, te punis, te contraventionne, te tribunale. Sans meme t avoir averti ou tire les oreilles. De la a penser que le principe de securite est pretexte-a-un-impot-indirect-pour-notre-bien, il n y a qu un tout petit pas qu on a du mal a ne pas franchir.     
 Au moins s'entend-t-on sur cette idee que la securite genere un revenu pour l'industrie. Si c est pour notre securite, pourquoi enrichit-on des entreprises privees dans la confection de ces organes de securite ? Pourquoi la securite n'est-elle pas l affaire du service public ?
Je m egare, rale. Impossible de se resigner et conclure par un a quoi bon. Heureusement, l'inde nous rattrape.
Devant la gare un sadou, longue barbe blanche semble vivre dans un petit reduit, les gens, des femmes surtout, lui apportent a manger, il semble les benir, autour de lui; de l encens, son visage est couvert de cendres, une lampe a huile allumee. Il prend ce que les femmes lui tendent, disparait au fond de sa grotte, le depose, revient et benit.
La spiritualite est partout, on verra ca tres vite, des eglises, des temples, des mosquees. Meme le chant du muezzin.
Nous parlons des filles ici, toujours cette idee de voyager avec les enfants, comment reagiraient elles dans les rues de Chenai ?
La gare est paisible et la rue hostile, ca pue la pisse, beaucoup, le chite ou le binis, cette petite cigarette odorante, interdite en France maintenant. C est plein de trous et sans trottoirs. La rue est hostile mais pas les gens, a aucun moment, nous ne surprenons de regard appuye. On nous laisse etre la.
La rue est dangereuse, tout les vehicules klaxonnent, mais personne ne nous evite, ni ne s arrete, alors au debut on bondit sur le cote, on se retient, fais attention la. Sur la chaussee, peu de voitures particulieres, plutot des rickshaws, des velos, des scooters, des mobylettes, des bus, des camions et des taxis plus grands. Et pourtant la chaussee est pleine de ces vehicules bruyants.
Puis tres vite on shabitue a regarder des deux cotes lorsque l on traverse et a courir. Nous n avons jamais vu personne  ralentir.
Plus l on integre cela et plus Chenai nous plait, on rentre dans les eglises, une vraie ferveur, ca chante, ca se marre dehors, c est la fete, les eglises sont des lieux de vie, leurs portes sont grandes ouvertes, on y est au frais alors que la chaleur exterieure est insupportable, les familles y restent des heures en dehors des offices. A l ombre sous des haut-vents exterieurs.
Les temples sont moins faciles d acces, un type nous vire d une file d attente alors que nous etions sur le point d y rentrer, on s etait dechausses pourtant. Ils ne voulaient que des hindous. Les mosquees, on n'ose meme pas.
Et puis la nourriture, le the chai apres que l odeur de la cardamome nous est attrape par le col, hep viens la toi, viens me gouter. 5 rupies (1/12eme d'euro)
C est sucre, au lait, parfume.
L Inde devient moins violente, deja moins de questions autour du comportement a adopter face aux personnes qui mendient, le guide du routard propose de ne pas donner aux enfants mais aux intouchables pour lesquels c est le seul revenu, les questions se deplacent alors sur les intouchables, on les voit vivre dans la rue, semblent seuls, plus d hommes que de femmes.
On decouvre et on parle comme pour rassembler, mettre du sens. Qu est ce que c est que ca ? Seul un hindou pourrait repondre a nos questions, on les posera a la guest de Pondi. Pour ne pas oublier on les note.
Ca pue toujours la pisse, les dechets sont ramasses mais la chaleur exagere les odeurs. On devient prudent quand ca sent bon, pare que derriere ou juste apres, viendra une odeur de dechet, alors on se rejouit a peine de cette odeur de cardamome, sauf quand on a le nez dans le the chai parce que la c est sur, l odeur de pisse ne viendra pas s insinuer. Le the tchai et le lassi, l Inde est un voyage culinaire, j aime un truc sur deux mais ce que j aime, je l aime beaucoup.
On y est. Les etalages de fruits sont magnifiques mais hors de prix. Et puis il y a ce mouvement de tete adorable que les indiens font pour dire oui, c est jamais direct leur oui, la tete dodeline sur le cote droit puis gauche puis droit, ca veut dire si tu veux.

Demain Pondi, mais d abord trouver un autre hotel, bien moins cher. 
Et se doucher...
 
    
                    

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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 02:48

Inde-taxi-copie-2.jpg

depuis 36 heures. Sommes arrives a 1h du mat a l aeroport de Chenai. Depart de Paris, la voiture est reste au cirque Romanes. Le lien se cree avec cette famille, doucement, c est presque nous qui faisons doucement tant Alexandre est genereux. Notre doucement a nous, c est pour ne rien gacher. Quelque chose a voir avec si on veut aller loin, il faut savoir menager sa monture. On a dormi quelques heures dans sa caravane d’Alexandre, (2 ou 3) apres avoir assiste a une audition, un jeune clown venait proposer ses services, c etait assez drole mais l equipe est complete, et puis j’essaie de ne prendre que des gitans avait dit Alexandre. On a assiste aussi a la fin du spectacle. Delia qui chante est eclairee, le regard fixe sur l artiste qu elle accompagne. Elle semble adapter son chant aux evolutions, elle tremble parfois, toute entiere tendue vers l'artiste. Alexandre nous depose a 4 heures a Charles de Gaulle. Puis l avion jusqu a Bruxelles (Brussels). L’aeroport de  Bruxelles c’est comme fort boyard, ca semble tout petit alors on a l impression de passer plein de fois tout près du meme endroit puis Bruxelles Chenai.

Un long courrier c’est bien parce qu on s y fait servir et qu on sait que de toutes facons ca ne durera pas. Donc pas de mauvaise conscience, alors on redemande de l’eau, puis une boisson chaude, on deplie la couverture, on allonge le fauteuil.

9 heures de vol. On suit sur l ecran que l on a devant soi le trajet, survol de l Allemagne, de la Hongrie, de la Roumanie, puis St Petersbourg, 12 000 metres d’altitude, temperature exterieure : - 50 degres, l Afganistan.

Drole de sentiment a chaque fois que je regarde la carte comme si le monde devenait plus petit et que le sort de ces pays me concernait davantage. La on se poserait a karatchi. Et on serait en pleine guerre. On passe au dessus et ca ne fait pas ne pas etre.

 avion-survol--de-l-europe-copie-1.jpg


Atterissage Chenai.        

M. trouve dans son bagage le poupon de Telia oublie à Rabat et que l'on aurait du laisser à, Paris. Telia, j'ai le plaisir de te dire que ton poupon va bien et qu'on a pense a le ramener.

aeroport-bebe-poupette.jpg
 
Nous franchissons la douane, relativement vite, nous changeons des  especes, nous ne sommes pas encore en Inde, nous sommes dans un aeroport international, plus vetuste que ceux vus jusqu a maintenant, mais ca y ressemble avec ses duty free, (peu quand meme) tous ces gens qui recuperent leurs bagages, les langues parlees.
Bien sur les vetements se sont colores, plus(se) de saris, la couleur de peau s est teintee et nous avons commence a voir ce signe religieux sur le front des femmes, mais nous n y sommes pas encore,alors la porte coulissante s ouvre, nous avons recupere nos bagages tres vite, elle s ouvre sur plusieurs rangees de familles qui attendent et sur des centaines d hommes une pancarte a la main sur laquelle est ecrit un nom, parfois un nom d hotel, nous avons bien senti que l air n etait pas le meme, que l Inde ne se respire pas de la meme facon, nous rencontrons l Inde d abord par le corps, l Inde se respire difficilement pour celui qui arrive,
mais la on tombe dans l Inde comme on tombe dans une piscine.

aeroport accueil surcharge

Tu l as voulu, ben tiens tu y es. On y est, alors on se recroqueville un peu, on freine, mais y a un type qui nous prend par le bras, dans l aeroport meme pour nous proposer un taxi,
la, temporiser, on l a appris sur le guide du routard. Le site internet, voyage forum, nous a bien mis en garde alors on recite, no thank you, we want to go to the office of prepaid taxis, il montre sa carte officielle, il est un taxi officiel, ca coute 350 rupies et c est pas lui qui fixe les prix mais le gouvernement, 
ne pas lacher, on se fait conduire au bureau des prepaid taxis, 
c est dehors, c est nuit noire, jonche de papiers, des gens, des mendiants, des femmes assises qui semblent ne rien faire, des gamins qui tournent, du bruit, cette chaleur humide qui nous mouate, ca grouille d un monde que l on pas l habitude de voir dans l environnement d un aeroport.
On negocie, un type du prepaid tranche, c est 300. On monte dans le taxi et on fonce dans la nuit noire, on fonce vraiment, comme un jeu video ou il faut eviter les obstacles, les velos, les personnes, les autres taxis, les rickshaws, les trous dans la route, le type qui conduit ne parle pas, pas un mot de bienvenue, on est a 12000 kms de chez nous, on reserve la chambre par internet, on ne maitrise rien, on fonce. Mais vers ou ? On realise que Chenai compte 7 millions d habitants, qu on n a pas de plan, ni telephone.  
Les sens sont en alerte, ca va vite. On regarde tout, chacun de son cote puis on se montre, regarde la, t as vu ? Mais le voyage est plutot silencieux. Des centaines de boutiques sur le bord des routes mais fermees par l heure, et des milliers de vehicule, on a ouvert la fenetre, la vitesse rafraichit l air, peu d odeurs pour l instant. Trop d'images trop vite pour retenir quoi que ce soit. Le type ne dit rien. Je n essaie meme pas.
Alors, on se souhaite la bienvenue entre nous. Bienvenue mon amour. 
On est en Inde

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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 12:20

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La photo est prise par Claude Renault, en Inde, à Calcutta, pendant la mousson. Le lien vers ses photos toutes magnifiques est sur le blog. Stupéfait par la beauté de son travail.
Voici quelques nouvelles des préparatifs pour l'Inde.
     les documents pour obtenir les visas, on n'entre pas en Inde sans visa touristique, sont là. L'Ambassade d'Inde au Maroc a accepté de me le faire bien que je n'aie pas de carte de résident, les photos sont faites. Je dépose le tout demain matin à 9 heures, puis récupère les visas dans 5 jours. 505 dirhams le visa.
     le programme commence à prendre forme, 1ère nuit à Chennai, on arrive à l'aéroport dimanche soir 21 à minuit, le mail à l'hôtel pour voir si la résa est possible vient de partir. Hésite entre passer 1 nuit ou 2 à Chennai, une ville de 6 millions d'habitants avec plein de choses à voir disent les témoignages sur le net. Alors que Pondi est plutôt présentée comme une petite ville très tranquille où on y parle français.
     puis départ le lendemain en début d'après-midi vers Pondicherry et 2 nuits à l'Ashram de Sri Aubindo (mail pour l'hôtel est parti également). L'Ashram propose cours de yoga, même des cours de judo pôur enfants.
     je viens de récupérer le mail du proviseur du lycée français pour lui faire la proposition de conter dans l'école française de la mission. J'aimerais bien. Bref ça avance, ça avance.
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1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 10:52


On part dans 20 jours, on atterrit à minuit le 21 à Madras-Chennai, au Nord de Pondicherry. On passera la première nuit à Madras, puis on file à Pondicherry. Sur la photo, c'est un marchand de fruits sur la plage. La région, c'est le Tamul Mandi, photo du bas, se situe dans le sud-est de l'Inde.

Reste à faire :  

     obtenir les visas touristiques, on ne peut pas sur place
     se procurer une carte des alentours de Pondi et de la ville elle-même,
     s'informer sur le religion hindouiste pour pouvoir en comprendre quelque chose,
     avoir une première idée des temples à visiter,
     trouver un hébergement pour les 2 premières nuits (madras, pondi), envoyer les premiers mails, en français et anglais demandant si place et prix. Mais je m'inquiète peu,
     voir quelles précautions sanitaires prendre,
     me munir des adresses de la mission française, des coordonnées d'un médecin,
     se renseigner sur le transport entre les 2 villes, 
     voir sur les blogs et les sites de voyages les choses à voir à Madras avant de quitter la ville parce qu'on y restera peu
     trouver les coordonnées d'un médecin ayurvédique,
     peut-on être initié aux principes généraux de l'ayurveda, en quelques heures seulement
     contacter l'école française de Pondi pour proposer une matinée contes et pour cela faire une proposition précise de contes
     et puis se laisser porter.

Bref, que du bonheur ! Vais quand même essayer de trouver une carte plus précise.
   
  
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