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blog de lanuitparle

Un truc où j'écris

 

vous êtes ... à avoir visité

13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 19:07

 

 

l-homme-cirque.jpg

 

 

A Gradignan la semaine dernière, c’est la première fois que j’apprécie un spectacle parce qu’il m’est décrypté à la sortie. Je vous en parle plus tard. L’accès à la culture est l’un de nos choix forts du centre social de Bègles. On programme environ 20 sorties par an, trop sans doute, faut qu’on revoit ça. Et qu’on travaille mieux l’amont et l’aval du spectacle. Comment on prépare avec les habitants le déplacement vers le spectacle, qu’est ce qu’on en fait après de ce que l’on a vu ? 

 

Un mot sur notre démarche.

 

On achète des places au tarif réduit parce qu’on y va en groupe et on les propose à tout petit prix aux usagers du centre. Une personne à faible revenu paye 30% du prix de la place, un autre à fort revenu 90 %. Les habitants peuvent ainsi voir toutes sortes de spectacles ; théâtre, cirque, danse, concerts, musées, etc… Toute l’année et dans tous types de salle. Au TNBA par exemple qui est un lieu plutôt huppé de Bordeaux, et fréquenté par des spectateurs initiés.

 

On s’appuie d’abord sur l’offre locale telle que les musées de la ville, le cinéma d’animation, les 2 théâtres voisins. Toute la programmation culturelle de l’année est faite par des habitants et des professionnels.

 

Bègles est bien doté avec ses 2 musées, celui de la création franche, (un musée d’art brut), les œuvres sont produites par des fous (souvent des personnes enfermées dans des hôpitaux psychiatriques). Ce sont souvent des trucs faits de bric et de broc, des dessins naïfs au feutre par exemple. C’est comme des œuvres tenaces. Des gens qui font toute leur vie, et je dessine et je dessine et je colorie et je colle et je reprends, corrige, reprends et je fais ça chaque jour et tout ça fait une œuvre. J’aime beaucoup cette démarche qui me fait penser à cette femme qui s’évertuait à nettoyer seule un jardin en friche et qui répondit à la question de savoir ce qu’elle faisait, je construis une cathédrale. Suis très sensible à l’œuvre, ce que ces quidams, vraiment des quidams, puisqu’ils ne sont pas dans l’espace social produisent. Et puis, il y a le collectif, la morue noire. Ce sont des artistes, 13 je crois, qui partagent un lieu, une ancienne sécherie de morues, mise à disposition par la ville en échange d’une ouverture des ateliers d’artistes tous les après-midis, même le dimanche.

 

Ça marche du feu de Dieu, plus de 90 % de remplissage. Les gens sont ravis de sortir, et nos sorties se font le plus souvent en familles. Et des personnes de tous milieux y viennent. Ça c’est un de nos plaisirs, de renverser l’idée que les familles modestes ne sont pas intéressées par la culture  et préfèrent la télévision. Ce n’est pas vrai. Les personnes aux revenus modestes ne peuvent pas sortir parce que l’accès à la culture peut couter cher. Et c’est normal que ça coûte cher. Mais que l’on cesse de dire toutes ces inepties. On fait vraiment passer les gens pauvres pour des cons, ce qui en fait une classe à part, d’indécrottables.     

La première incitation est donc financière, la seconde est liée au transport, on part avec les habitants en utilisant les moyens de transport que la municipalité met à notre disposition ou en prenant notre minibus. La troisième incitation est plus pédagogique, on essaie de rencontrer les artistes avant ou après le spectacle. Je me souviens avec plaisir du dialogue entre Tiberghien, un acteur et metteur en scènes bordelais et les habitants qui lui expliquaient ne rien comprendre à son travail.

 

 

 

A Gradignan la semaine dernière, c’est la première fois que j’apprécie un spectacle parce qu’il m’est décrypté à la sortie. Je vous en parle plus tard. L’accès à la culture est l’un de nos choix forts du centre social de Bègles. On programme environ 20 sorties par an, trop sans doute, faut qu’on revoit ça. Et qu’on travaille mieux l’amont et l’aval du spectacle. Comment on prépare avec les habitants le déplacement vers le spectacle, qu’est ce qu’on en fait après de ce que l’on a vu ?  

 

Un mot sur notre démarche.

 

On achète des places au tarif réduit parce qu’on y va en groupe et on les propose à tout petit prix aux usagers du centre. Une personne à faible revenu paye 30% du prix de la place, un autre à fort revenu 90 %. Les habitants peuvent ainsi voir toutes sortes de spectacles ; théâtre, cirque, danse, concerts, musées, etc… Toute l’année et dans tous types de salle. Au TNBA par exemple qui est un lieu plutôt huppé de Bordeaux, et fréquenté par des spectateurs initiés.

 

On s’appuie d’abord sur l’offre locale telle que les musées de la ville, le cinéma d’animation, les 2 théâtres voisins. Toute la programmation culturelle de l’année est faite par des habitants et des professionnels.

 

Bègles est bien doté avec ses 2 musées, celui de la création franche, (un musée d’art brut), les œuvres sont produites par des fous (souvent des personnes enfermées dans des hôpitaux psychiatriques). Ce sont souvent des trucs faits de bric et de broc, des dessins naïfs au feutre par exemple. C’est comme des œuvres tenaces. Des gens qui font toute leur vie, et je dessine et je dessine et je colorie et je colle et je reprends, corrige, reprends et je fais ça chaque jour et tout ça fait une œuvre. J’aime beaucoup cette démarche qui me fait penser à cette femme qui s’évertuait à nettoyer seule un jardin en friche et qui répondit à la question de savoir ce qu’elle faisait, je construis une cathédrale. Suis très sensible à l’œuvre, ce que ces quidams, vraiment des quidams, puisqu’ils ne sont pas dans l’espace social produisent. Et puis, il y a le collectif, la morue noire. Ce sont des artistes, 13 je crois, qui partagent un lieu, une ancienne sécherie de morues, mise à disposition par la ville en échange d’une ouverture des ateliers d’artistes tous les après-midis, même le dimanche.

 

Ça marche du feu de Dieu, plus de 90 % de remplissage. Les gens sont ravis de sortir, et nos sorties se font le plus souvent en familles. Et des personnes de tous milieux y viennent. Ça c’est un de nos plaisirs, de renverser l’idée que les familles modestes ne sont pas intéressées par la culture  et préfèrent la télévision. Ce n’est pas vrai. Les personnes aux revenus modestes ne peuvent pas sortir parce que l’accès à la culture peut couter cher. Et c’est normal que ça coûte cher. Mais que l’on cesse de dire toutes ces inepties. On fait vraiment passer les gens pauvres pour des cons, ce qui en fait une classe à part, d’indécrottables.     

La première incitation est donc financière, la seconde est liée au transport, on part avec les habitants en utilisant les moyens de transport que la municipalité met à notre disposition ou en prenant notre minibus. La troisième incitation est plus pédagogique, on essaie de rencontrer les artistes avant ou après le spectacle. Je me souviens avec plaisir du dialogue entre Tiberghien, un acteur et metteur en scènes bordelais et les habitants qui lui expliquaient ne rien comprendre à son travail.

Et lui d'expliquer.

   

 

 

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17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 16:39

La photo est de Dominique Secher. Domininque Secher est un photgraphe, récemment vainqueur du concours organisé par le magazine photos sur le thème de la route.

C'est lui qui parle : "J’ai rencontré des Roumains heureux.

Le cirque Romanès est installé à Paris, près de la porte Champerret, entre des bâtiments sur une cour grillagée. Le décor est planté là, dans l’enceinte du campement, au milieu de quelques arbres et d’un espace vert en friche. On capte une ambiance authentique du monde tzigane, des Roms : quelques caravanes, une joyeuse bande d’enfants, des femmes en jupons bariolés, des hommes en duo, violon et accordéon…

Les Romanès sont tous « cousins », c’est-à-dire unis :  gadjés et gitans, enfants de la balle, musiciens, acrobates et jongleurs …
et perpétuent la grande tradition du cirque mais aussi celle des familles du voyage.

J’ai rencontré la famille Romanès il y a un an. J’ai passé plusieurs jours avec eux. Ils ont du plaisir et de la fierté à se laisser photographier. Ils sont attachants mais inaccessibles aussi.
Les photographies présentées ici sont un extrait de mon premier travail d’un projet mettant en scène un mode de vie différent d’un groupe d’individus, de communautés sur fond urbain.
Il s’agit là de créer une visibilité sur une communauté minoritaire préservant son identité, sa culture au sein d’une modernité imposée par les diktats de notre société.

J’ai posé un regard sur  leur vie quotidienne en toute simplicité entre réalisme et une profonde humanité.
"



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