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blog de lanuitparle

Un truc où j'écris

 

vous êtes ... à avoir visité

11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 22:43

sur-la-route 2005


quelques minutes après il faisait nuit. La seconde photo est prise à quelques secondes d'intervalle. Mais après !

sur-la-route 2004
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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 13:34

 

IMG_1754.jpg
L'homme sur la passerelle déneige un avion. Il tient une longue lance à incendie et asperge les carlingues d'avion. De grosses plaques de neige en tombent. C'est à Orly, certains avions ont décollé avec 10 heures de retard.  
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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 13:56

écrit pour la classe de Nina


Au souk, on marchande. Marchander signifie que l’on va discuter le prix qui nous est proposé. Jusqu’à se mettre d’accord.  Voici plusieurs exemples de marchandages

 

Dialogue n°1 :

- Moi : Combien coûte ce sac s’il vous plaît Monsieur ?

- Le marchand : 500 dirhams

- Moi : 500 dirhams ? C’est beaucoup Monsieur.

- Le marchand : Non, pas beaucoup mais on peut discuter et le marchandage commence là. (j’aime beaucoup commencer le marchandage dans le sourire). Combien tu me donnes ? (les marocains tutoient souvent leur interlocuteur parce que le vouvoiement n’existe pas en arabe, comme en anglais).

- Moi : je réfléchis et observe le sac sous toutes ses coutures, je le prends dans les mains et regarde s’il n’a pas un petit défaut par exemple ou si les finitions sont bien faites. Puis je lance : 200 dirhams. Il est joli, il est bien fait mais je ne veux pas aller au-delà de 200 dirhams. A ce moment-là, chacun a donné son prix et le marchandage commence.

- Le marchand : non pas 200, regarde Monsieur le travail, ça c’est du bon travail, bien fait, très joli. Tous les commerçants marocains parlent le français sans doute pour 3 raisons, du fait de notre histoire commune, du fait que les français viennent beaucoup en vacances au Maroc et que nous représentons une clientèle au fort pouvoir d’achat. La 3ème raison est liée au sens de l’accueil des marocains. Je te le laisse à 400 dirhams, c’est le bon prix.   

- Moi : non pas 400 Monsieur, 250. Je vous propose 250 mais je ne peux pas aller au-delà. Parfois le dialogue s’arrête là et je repars. Parfois le marchand continue son effort ou le client.  

- Le marchand : Bon alors dernier prix, je te le fais à 300. Tu me donnes 300 dirhams et tu pars avec, c’est un bon produit, tu ne le regretteras pas.

- Moi : Bon d’accord, voilà 300.

 

             Dialogue n°2 :

- Moi : Combien coûte ce sac s’il vous plaît Monsieur ?

- Le marchand : Souvent, le marchand profite de ce moment-là pour vanter les mérites du produit qu’il vend. Il insiste sur la qualité du cuir et des coutures. Sur sa résistance aussi ou sur toutes les possibilités de rangement qu’il offre. Il passe le sac en revu. Cela peut durer longtemps. Combien tu m’en donnes ? finit-il par demander.

Au début j’étais très surpris par cette question du marchand. En France c’est le marchand qui fixe le prix et là c’était l’inverse.

- Moi : Euhhhh, ben je ne sais pas, je pense euhhh 300 dirhams.

- Le marchand : 300 ? Ah non, ce n’est pas assez Monsieur.

Ensuite le marchandage se poursuit comme dans le premier dialogue.

 

Dialogue n°3 :

- Moi : Combien coûte ce sac s’il vous plaît, Monsieur ?

- Le marchand : 500 dirhams.

- Moi : C’est un peu cher Monsieur   

- Le marchand : Combien tu me proposes ?

- Moi : 200

- Le marchand : Non ! Le marchand fait alors un signe de la main, un signe de la tête et se retourne, signifiant que l’on ne se mettra jamais d’accord et qu’il est inutile d’aller plus loin. Le dialogue s’arrête là et la vente ne se fera pas, comme si une porte venait de se fermer.

 Tout l’art, j’ai failli écrire « toute la difficulté », mais ce n’est pas une difficulté, tout l’art réside dans la nécessité de laisser cette porte du marchandage ouverte et de ne pas aller trop loin. Un bon marchandage, c’est quand chacun se quitte en ayant à la fois le sentiment d’avoir fait une bonne affaire et en sachant qu’il a respecté l’autre.  

 

Regret : un jour, j’ai regretté d’avoir autant marchandé. Je voulais acheter un pouf et m’étais fixé un prix au-delà duquel je ne voulais pas aller. C'était la première fois que je venais au Maroc. Surtout ne pas le payer plus cher m’étais-je dit, c’était à Casablanca. Et j’ai marchandé jusqu’à obtenir ce prix. Le marchandage a duré longtemps, 20 minutes sans doute, plusieurs personnes s’en sont mêlées. L’atmosphère était chargée d’agressivité et ni le marchand, ni moi n’étions très à l’aise. Et à l’issue de la vente, alors que j’avais eu le produit au prix que je désirais, j'avais le sentiment d'avoir été trop loin et que peut-être je n’avais pas respecté le travail du commerçant, ni celui de l’artisan qui l’avait fabriqué.
Peut-être y a-t-il  dans le marchandage une équité qu’il n’y pas dans le commerce tel que nous le vivons dans nos pays occidentaux. C’est la question que je me pose au moment des soldes. Si le commerçant peut vendre à ce moment-là ces produits 50% moins cher qu’à l’accoutumée, et continuer de gagner de l’argent, ne les vend-t-il pas trop chers le reste du temps ? Est ce que le juste prix ne serait pas celui affiché à l’occasion des soldes ? La sensation aussi d'être la cible, celui à qui l'on doit vendre à tout prix et je n'ai pas cette sensation à Rabat, qui est une ville assez peu touristique.

 

 

 

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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 16:17

6 jours de vacances, direction le Sud du Maroc. Marrakech d'abord et Merzouga. A Marrakech, nous passons la nuit à l'hôtel Imouzer, cet hôtel qui coûte trois fois rien, à côté de la place Jema El Afna et à la terrasse duquel nous aimons déjeuner. Merzouga, c'est un désert de sable, nous trouvons une auberge après 8 kms de piste. Nous nous lèverons tôt pour assister au lever du soleil dans les dunes. Assez vite, un groupe d'israéliens nous rejoint. On est 7 ou 8 sur la dune. Les israéliens sont là, sur les traces marocaines de leur père, né ici. Le père est l'un des leurs. On a marché une demi-heure, nous assurant que l'on voyait bien l'auberge. On la quitte des yeux dans les creux, et la retrouve au sommet des dunes. On est accompagnés par des hommes au turban bleu, des berbères qui trouvent le moyen de gagner un peu d'argent. Ce n'est pas  oppressant, ni difficile de refuser les produits qu'ils vendent au retour.
Nous nous n'avons pas pour projet d'acheter quoi que ce soit alors on décline et prions l'homme d'accepter des euros. 5 peut-être. Puis arrivés à l'auberge, nous réalisons que les pierres auraient fait plaisir à Nina, nous revenons sur nos pas et les lui achetons, après avoir négocié. Nous les payons en dirhams. Et rentrons. 
Quelques heures après, l'aubergiste nous tend un billet de 5 euros. "C'est le vôtre dit-il, le monsieur vous les rend parce que vous l'aviez déjà payé en dirhams".

 carte-du-desert.jpg

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17 novembre 2009 2 17 /11 /novembre /2009 15:53
écrit pour la classe de Nina,

Il y a plusieurs sortes de taxis au Maroc et donc à Rabat. Il ya les
grands taxis blancs, ils sont tous de la même marque, Mercedes, et sont tous de couleur blanche. En France, dans une voiture comme celle-ci, on rentrerait à 5, pas plus. Ici, on peut être à 8. Les policiers ne font pas attention aux mêmes choses en France et au Maroc. Par exemple au Maroc, on peut monter à 3 sur une mobylette et ne pas avoir de casque. Ou rouler en mobylette avec une tondeuse sur le porte-bagage. En France, la police nous arrêterait.
Là non.
On trouve ces taxis dans des grands parkings que l'on appelle "la gare des grands taxis". Avec ces grands taxis, on peut aller très loin, on ne les utilise pas pour aller d'un endroit à l'autre à Rabat. On peut aller à Marrakech par exemple qui est une très jolie ville qui se trouve à 3 heures 30 de Rabat.

Après il y a les petits taxis bleus. Ils sont de couleur bleue à Rabat et verte à Temara et ils ne coûtent vraiment pas chers, souvent moins de 20 dirhams pour traverser la ville. On les trouve partout dans la ville mais ils n'ont pas le droit d'aller dans une autre ville. Ca, c'est réservé aux grands taxis. Tous les petits taxis ont en haut de leur vitre, côté conducteur, une petite plaque en bois. A quoi peut-elle bien servir ? Elle sert à se protéger du soleil.  

Qu'est ce qu'on fait quand on veut prendre un petit taxi bleu ? 

On attend quelque part, sur un trottoir par exemple, on lève la main bien haut, comme à l'école et on dit "Hep". Le chauffeur de taxi s'arrête, alors on s'approche de la fenêtre ouverte et on dit où on veut aller. Lui fait signe de la tête. Ca veut dire que l'on peut monter, on s'installe. Et là c'est parti. Tous les chauffeurs comprennent le français parce que les deux pays le Maroc et la France ont une histoire commune que je vous raconterai.  

Mais avant, savez-vous ce qu’on appelle « une course » en taxi ?

Non ?

C’est le trajet que l’on fait en taxi pour se rendre d’un point à l’autre de la ville. Les courses peuvent être longues, courtes ou moyennes. Si je vais de l’école de Charlotte à la maison de maman, est ce que c’est une courte ou longue course ?

 

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15 novembre 2009 7 15 /11 /novembre /2009 15:51
écrit pour la classe de Nina

Le Maroc est un pays d’Afrique, sans doute le pays d’Afrique le plus proche de l’Europe. Pour s’y rendre, il suffit de traverser la mer méditerranée sur une petite largeur, à l’endroit le moins large qui s’appelle le détroit de Gibraltar. On s’y rend soit en bateau, soit en avion. Il faut alors 2h30 de vol depuis Bordeaux, une journée de route si on choisit la voiture. Prendre l’avion est très agréable, lorsqu’il fait beau, on voit soit les nuages, soit le sol, soit les deux. On est beaucoup trop haut pour distinguer les gens, mais on voit les villages, les mosquées, les rivières et les routes. On n’a pas peur dans l’avion, sauf peut-être aux moments du décollage et de l’atterrissage. 

 

La capitale du Maroc est Rabat, c’est la ville où je vis mais contrairement à Paris. La capitale n’est pas comme en France la ville la plus peuplée. La ville la plus peuplée, c’est Casablanca, elle compte 8 millions d’habitants, c’est là que j’arrive en avion. Dans cette ville, il y a des gens partout, des animaux (des mules, des chiens, des chats), des voitures, des mobylettes. Et tout cela sur les routes que l’on emprunte pour traverser la ville.

Le Maroc est une monarchie, le roi s’appelle Mohamed VI et comme dans toute monarchie, il a pris la succession de son père. On voit son portrait partout, dans les taxis, dans les commerces, en grande affiche dans la rue, chez le coiffeur. Il y a une autre chose que l’on voit partout, c’est la place de la religion. Cette religion, c’est l’Islam.   

Comme le Maroc est plus au Sud que la France, on est plus proche de l’équateur et donc il y fait plus chaud, en moyenne 10 à 15 degrés de plus, selon que l’on est au nord du pays ou au sud. C’est la raison pour laquelle rares sont les maisons qui ont un chauffage. On se chauffe au bois quand on a les moyens mais le bois est ici très cher, ou bien on se couvre beaucoup. C’est difficile parce que certaines maisons sont faites en tôle et sont très difficiles à chauffer.

On parle plusieurs  langues au Maroc. La langue officielle est l’arabe, l’autre très parlée également est le français. Et une autre langue encore, l’amazigh parlée par les berbères. Parce que pendant plusieurs dizaines d’années, la France a été présente au Maroc. 

Le décalage horaire : le Maroc ne change jamais d’heure, il reste toujours à l’heure du soleil. Ici, il est donc 1 heure de moins qu’en France.

 

Devinette : savez-vous comment s’appelle la monnaie du Maroc ? le dirham, le roupi ou l’euro ?   

 

 

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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 14:07
Je suis arrivé à Rabat lundi dernier, le 5 octobre, pour 6 mois. Rabat est la capitale du Maroc, la ville où vit le roi. J'aime cette ville que j'ai connu à l'occasion d'un mariage d'amis. La ville est humide, il y fait frais la nuit, ça c'est en ce moment, et chaud le jour, 28°C aujourd'hui. J'y suis venu faire un break, me poser, réfléchir.
Le sentiment que le temps passe tellement vite.
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10 octobre 2007 3 10 /10 /octobre /2007 08:02
Zineb est partie en Afrique pour 6 mois, il y a un peu plus d'un mois. On peut la retrouver sur "citoyensenaction.org", son blog. Citoyens en action, c'est aussi le nom d'une association créée récemment sur Bordeaux pour faire prendre conscience à chacun de l'urgence à faire de menues choses pour économiser nos énergies. C'est une goutte d'eau de plus, qui se situe après les discours, dans le faire, le petit faire immédiatement accessible à chacun mais parfois si dure à faire. Ou si résistant. A visiter ! 
Et bon voyage Zineb.
Tout compte fait, c'est peut-être en Asie du Sud-Est qu'elle est.
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22 mai 2007 2 22 /05 /mai /2007 23:00

One night and more in bangkok

17-28 Mai 2007

 

Sawadnee, j’y suis, pour 9 jours seulement,
un clavier qwerty asiatique ou américain sans apostrophe ni accent,
faire de mon mieux,
je suis arrivé a Bangkok jeudi dernier, arrivée dans l’après-midi ici, il fait nuit plus tôt qu’en France, vers 17 heures ou 18, départ mercredi de Bordeaux, puis Paris, Abbu Dabi,
une ville des Emirats Arabes Unis en plein désert, et enfin Bangkok,

Bouzid m’accompagne à l’aéroport, heureux présage, le départ est léger, joyeux, nous rions beaucoup et rêvons, rêvons de monter ensemble une entreprise, ce que je compte bien faire à son retour si il revient.

Changement à Paris, changement d’aéroport, j’écris très longuement à Nina dans un café pour lui décrire ce que je vois, toute cette animation sur le tarmac qui me surprend,

Lettre à Nina,

je dirai en revenant que j’ai tout aimé, l’avion, les repas incessants dans l’avion, les films que j’y ai vus, Rouge Brésil que j’y ai lu,[1]

j’ai rêvé de cette ville, j’ai trouve un hôtel Soi 4, c’est le nom d’une rue, l’archétype de l’image que l’on a de cette ville, je suis marqué à l’arrivée à Bangkok alors que j’en survole la région, par les rizières et les temples, des rizières à perte de vue et dès que je voyais un hameau de maisons, une trentaine de maisons, je voyais un temple, parfois très beau,


Première nuit à l’hôtel, un hôtel très confortable, au lit immense, douche et salle de bains dans la chambre, climatisation et piscine à notre étage, une piscine très belle sur une terrasse qui offre une vue sur la ville, j’écris cela 5 mois plus tard, je parle de ces rajouts, la piscine ferme à 22 heures, je suis souvent le dernier à y barboter, une piscine composée de 2 parties, où Charlotte et Nina aurait su jouer,
  

Cette ville donc, on y voit les occidentaux au bras de jeunes filles toutes très jolies, dont un à l’hôtel qui passe son séjour à ramener des filles dans sa chambre, plusieurs fois par jour, cet homme qui boite, longiligne, seul évidemment le reste du temps, parce que le commerce de jeunes filles est à la fois, affaire individuelle et collective, collective lorsque l’on croise des groupes de jeunes gens, aux bras de jeunes femmes, toujours jeunes, pas sûr d’avoir des femmes de plus de 30 ans, ont-elles du mal à rivaliser avec les femmes plus jeunes, ou cela reste-t-il une activité de jeunes alors que leurs aînées rejoignent leur famille, passé un certain âge, plusieurs dans la même rue, pas aussi nombreux toutefois que les salons de massage, qui peuvent eux se succéder,   

les jeunes filles se tiennent dans des bars ouverts sur la rue, des gamines qui plaisantent ente elles en attendant l’occidental, j ai le sentiment que la ville ne s arrête jamais, grouille, et avance,
que les rues ne se vident pas de leur vie, que les thaïs dorment peu,
nous sommes partis a 5 heures ce matin de l’hôtel en direction du Floating Market, et croisions déjà une heure plus tard dans les rues de village que nous traversions, les enfants et collégiens en uniforme, les moines en quête de leur repas de la journée, et qui ânonnent une prière en remerciement et rentrent les bras charges de victuailles portées dans deux pots différents ou un même pot a deux étages.

Dans ce premier village à une demi-heure de taxi de Bangkok, où en me laissant m’égarer, je découvre un immense marché couvert aux centaines d’étals, dont les produits sont tous très frais, il eût fallu écrire « dont les produits semblaient tous très frais », prudence occidentale,  


Se côtoient dans les rues des univers complètement chamarrés, je parle de Bangkok,
A suivre toute une énumération a la Borges, des hommes ou femmes charges de longues perches aux deux extrémités desquelles sont suspendus des paniers de marchandises, des tuk-tuks stationnes ou en mouvement, des mobylettes taxis, des enfants dans les bras de leur parent homme ou femme, l attachement des parents pour leurs enfants semblent très forts, je fais la connaissance de Mister Chai le tuk tuk, en parlerai à ma grande fille dans l’un des messages que je lui envoie depuis Bangkok, « 
des hommes et femmes qui cuisinent sur le trottoir, d’autres qui vendent du poisson séché comme on pourrait vendre des boucles d oreille sur nos marches, suspendus comme des pendentifs, dans des carrioles a bras,
j’assiste plusieurs fois a des taquineries entre thaïs, des chatouilles, des discrètes bousculades, des échanges de rires,
des éléphants pour le folklore, dont un dans les rues mêmes de Bangkok à qui les occidentaux, encore eux bien sûr donnent à manger, des cacahuètes je pense,

des filles donc, les occidentaux, facilement reconnaissables a l’air réjoui qu ils ont d’être là et aux bonnes choses qu ils sont venus consommer, sans plus de pudeur, sans même avoir le sentiment que ce sont des jeunes filles, qu ils tiennent dans leur bras, de toutes jeunes filles,
eux si surs de leur charme, Bangkok renarcissise les pauvres occidentaux,
que deviennent ces jeunes filles après être passées dans ces bras,
quoi d’autres dans ces rues, des femmes et hommes qui dorment a même la rue, pas comme on le voit en France, comme si d autres classes sociales que les nôtres étaient ici dans la rue et surtout comme si être dans la rue n’avait pas la même symbolique que chez nous,
tout s’y fait jusqu’au massage de pieds, jusqu’à l’épouillement également,

chez nous, l’expression m’arrête, je risque de tomber dans un ethnocentrisme que j abhorre mais comment faire autrement
je remarque a l instant que les enfants ne mendient pas, les mendiants, comme s’il existait encore de cette espèce, un mot qu’on n’utilise plus en France, les mendiants donc sont assis à même le sol et tendent une main juste soulevée de quelques centimètres, souvent le front au contact avec le sol comme pour ne pas voir le visage de l’offrant ou cacher le sien,
la plupart d’entre eux portent les stigmates de la lèpre, doigts des mains et des pieds rongés, et nous le montrent,
le sentiment aussi que personne ne reste sans rien faire mais a quelque chose à échanger dans l’espace public, qui des posters, qui des bouchons,
qui des cigarettes, j’avais vu cela aux feux triolores à Rabat, au Maroc, des enfants, tout jeunes, vendre des misères, un espace public forcément marchand.

 
Un
 rêve en Thaïlande, papa qui me rejoint alors que je me suis endormi dans le taxi, je le vois se tenant derrière une vitre, ou derrière une talanquère, qui regarde des personnes joyeuses jouer aux cartes, papa qui me manque au moment où j’écris et dont l’absence depuis janvier dernier me fait considérer la vie de ceux qui restent après le départ de l’être aimé différemment de ce que j’avais pu imaginer jusqu’alors, papa qui sourit dans mon rêve, je me réveille en pleurs alors que nous arrivons dans le parc d’un temple bouddhiste, un très joli parc, avec la très nette impression qu’il vient de son gré de me donner de mes nouvelles, et qui me laissera silencieux longtemps pour digérer, traverser cette émotion d’avoir à nouveau partagé quelque chose avec lui.   



[1] Le14 octobre 2007.

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