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blog de lanuitparle

Un truc où j'écris

 

vous êtes ... à avoir visité

17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 12:35

bendabilili

 

Vu il y a quelques semaines à l'occasion du lancement du Rocher Palmer (un nouveau lieu culturel de Bordeaux). Le film passe à l'Utopia. A decouvrir pour ceux qui ne connaissent pas. Un cinéma dans un ancien couvent. L'une des salles de projection est dans une chapelle.

Benda Bilili retrace le parcours d'un groupe de musiciens paraplégiques de Kinshasa. Le film est un reportage, très peu de travail de montage. On voit ces hommes, que des hommes, mûs par le sentiment très fort qu'un jour leur heure viendra, celle de la célébrité. Mais qu'on viendra les chercher sur leur bout de trottoir. Et c'est vrai que deux reporters finissent par les trouver.

On les voit animés d'une vraie joie de vivre, se réunir chaque jour et jouer, entourés de gosses des rues et se séparer assez tard le soir, les uns pour regagner le foyer dans lequel ils vivent ou rejoindre le coin de trottoir sur lequel ils déplient des cartons. C'est une histoire des cartons, de trottoirs et de fleurs.

La rue aussi est un personnage du flim, tant ce qui s'y joue, donne à voir l'espace public autrement qu'à travers notre regard d'occidental normé et fier de l'être, qui ne poroduit rien dans la rue sans autorisation. 

 

C'rst donc l'histoire d'un renversement du regard sur la personne handicapée, considérée là dans son être, dans ce qu'elle est. Et non dans son écart à la norme.   

On voit le rôle qu'ont joué les reporters dans l'éclosion de ce groupe. Les reporters enquêtent sur les musiciens de rue, s'entichent de celui-ci et leur proposent de produire un disque. Débute là une autre histoire, complètement improbable, celle de l'éclosion d'un groupe, le staff benda bilili. D'un groupe aujourd'hui en tournée mondiale.

 

Les premières images sont filmées dans la rue et c'est la violence de la rue qui nous saute de suite aux yeux, le reporter filme, et une voix de jeune homme l'invective, le menaçant de lui voler sa caméra. Et l'on sent bien que le propos est sincère, que tout dépouillement est possible dans la rue. Et pas seulement le dépouillement, que tout est possible.

 

Autres bonnes surprises du film : l'improbable zoo, la conversation des deux enfants sur l'Europe, cette foi indestructible que quelque chose peut advenir. Et puis bien sûr, ce jeune musicien à l'oreille absolue qui invente un instrument de musique. Que l'on peut entendre là : link

 

Un film qui rappelle combien vivre peut être doux.

 

 

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Published by lanuitparle - dans ma galerie à moi
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